D'après une histoire vraie
Vous aimez la Real TV ? Je ne parle pas des trucs intéressants ni même parfois culturels, hola, non. Je parle de celle qui racole, qui colle et qui pue. Vous savez ? Celle des pipoles minables en fin de vie, capables de se rouler dans la merde et de se ficher des asticots dans le slip pour garder la caméra sur eux quelque secondes de plus. Celle des pseudo starlettes jetables qui, tels les éphémères, meurent trois jours après leur naissance. Celle de l'humiliation, du rabaissement, du ridicule, du voyeurisme, de la stupidité, des faux espoirs, des déchirures ? Avouez.
Drôle d'intro pour un blog sur Arcanes ? Si on veut. Mais n'est-ce pas la culture de l'essentiel de ce qu'on lit sur les blogs ? La culture du moi je moi je, le quart d'heure de gloire, l'égo-nombrilisme. Moi je. Mes gouts à moi. Ce que j'aime. Qui je suis. Ce que j'ai fait. Allez voir mon. Ce que je préfère. Moi je, moi, je, moi, moi, beurk. Ma présentation, ce sera le dernier article que je posterais ici. Je suis là pour raconter des histoires. C'est la seule chose que je sais bien faire.
Ce n'est pas mon premier blog. Le premier s'appelait "une histoire vraie", était égocentrique, dépressif et date d'il y a maintenant deux grosses années. Je partais de la base que notre vie est un film. Un sitcom. Une pièce de théâtre. Nous sommes les acteurs principaux, nous nous mettons en scène, nous mentons, nous jouons. Nous jouons des rôles. Ceux de nous, nos propres personnages, ceux que vous voudrions êtes, de ceux que nous supposons êtres. Qui ici est prêt à s'affronter en face ? Levez le doigt, pour mieux vous cacher derrière.
Que se passe-t-il quand le rideau tombe ? Quand on fait du théâtre, quand on finit la dernière représentation d'une série, on ressent une sorte de Baby Blues. On vient d'accoucher, le bébé est dehors. Il est au spectateur. Il est déjà mort. Vous croyez que la vie derrière le rideau est glamour, hein ? Réfléchissez bien. J'ai revu mon opinion ces derniers mois. La meilleure façon de se dévoiler n'est pas de dire directement des choses sur nous. Faire ça, c'est être subjectif. L'autre jour, j'ai parlé avec quelqu'un qui m'a dit "je raconte à tout le monde que ça fait 10 ans que je fais du JDR sur table, alors que j'en ai fait deux ou trois fois en tout et pour tout".
Ce jour là, j'ai compris qu'on était tous un peu comme elle. J'ai dis que j'avais lu le seigneur des anneaux. C'est faux, j'ai jamais pu passer les premiers chapitres. J'ai dis des tas de choses au courant de ma vie pour sauver des apparences, pour faire comme si, et c'était des conneries. Comment je suis ? Qui je suis ? Qui je suis vraiment ? Celui que je veux que vous voyez, ou un autre ? Aelthan est une façade. Mais au fil des mois, je me suis rendu compte qu'Aelthan était une très grande partie de qui je suis, car je ne réfléchissais pas à mettre un quelquonque masque quand j'utilisais sa voix.
Alors voilà comment on va faire. Je vais vous raconter des histoires, certaines vraies, certaines fausses. Toutes maquillées. Essayez de trouver le grain de vérité dans la toile de faux. Aidez-moi à avoir ses réponses.
Voici les histoires d'après "Une histoire vraie".



